LE FRERE PERDU

Le 16 avril 2004, le journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer disparaît à Abidjan, capitale économique de la Côte-d’Ivoire, alors qu’il enquêtait sur l’argent du cacao. On ne le reverra plus. Quand son frère Bernard est informé de sa disparition, d’abord, il n’y croit pas. Avant que sa confirmation ne le plonge dans l’angoisse, puis la colère. Il se lance alors dans une enquête au long cours pour tenter

de connaître la vérité sur le sort de « GAK », sur ceux qui l’ont enlevé et, très probablement, tué. C’est le récit de cette quête de vérité, très personnelle, que propose Bernard Kieffer dans ce livre. GAK enquêtait sur les malversations de responsables ivoiriens impliqués dans le pillage organisé des finances publiques du pays, et il se savait menacé. Par qui et pour quelles affaires ? Pourquoi les autorités françaises sont-elles restées si frileuses depuis l’enlèvement ? Les réponses à ces questions, comme il le raconte dans ces pages poignantes, Bernard Kieffer ne les découvrira que très progressivement. Malgré les pièges tendus et les opérations de désinformation, il va se forger une conviction au fil des années : à Abidjan comme à Paris, nombreux sont les responsables politiques et économiques haut placés qui ont tout intérêt à étouffer la vérité sur les causes de la disparition de son frère. Raison de cette double omerta : la force des vieux réseaux de la « Françafrique », qu’il découvrira peu à peu. Et que le journaliste Benoît Collombat, fin spécialiste de la question, éclaire dans sa préface à ce livre très personnel, aux nombreuses révélations.

Cela fait un peu plus de 14 ans que le journaliste Guy André Kieffer dit GAK a disparu en Cote d’Ivoire alors qu’il enquêtait sur des malversations notamment dans la filière cacao. Face à l’immobilisme de la justice Ivoirienne, Bernard Kieffer a mené sa propre enquête. Une quête de vérité qu’il nous livre dans Le Frère perdu, essai publié aux éditions la découverte.

 

Bernard Kieffer Bonjour,

Bonjour

Pourriez-vous tout d’abord présenter Guy André aux internautes ?

Mon frère Guy-André a connu un parcours assez atypique qui l’a conduit à être attaché parlementaire d’un député canadien avant de devenir journaliste, spécialisé dans les matières premières, notamment le café et le cacao. En 2000, il quitte le journal La Tribune, dans lequel il a travaillé pendant 18 ans, pour participer, en tant qu’expert, à une mission de réorganisation de la filière cacao, en Côte d’Ivoire, à la demande du président Laurent Gbagbo que GAK a connu à Paris pendant ses années d’exil.

Ses idéaux se sont retranscrits dans son travail. Vous parlez d’un « Zorro sans son masque », « d’un justicier idéaliste ». Est ce que vous pouvez nous parler brièvement des combats qu’il a menés en tant que journaliste d’investigation ? Que faisait-il en Côte d’ivoire ?

Mon frère avait en effet un côté justicier et idéaliste, qui le conduisait à s’intéresser à différentes causes telles que le pillage de la filière cacao en Côte d’Ivoire par de nombreux dignitaires du régime, le travail des enfants dans les plantations qu’il dénonçait, les malversations et la corruption qui gangrenaient l’économie ivoirienne… Lorsqu’il a été sollicité pour la mission de réorganisation de la filière cacao, il y a vu une opportunité pour contribuer à une remise en ordre de la filière et à une meilleure et plus juste redistribution de l’exploitation de cette richesse naturelle. J’ai parlé d’un « Zorro sans son masque » à propos de son activité de journaliste d’investigation qu’il a reprise en Côte d’Ivoire, après l’arrêt brutal de la mission d’expertise sur la réorganisation de la filière cacao. Il était parfaitement identifié, en Côte d’Ivoire, comme le seul journaliste connaissant parfaitement tous le rouages de la filière, capable de démonter les montages financiers les plus obscurs. Même lorsqu’il publiait ses articles sous pseudonymes, tout le monde devinait qu’il en était l’auteur.

Comment apprenez vous la disparition de votre frère ?                     

Je l’apprends par un court article paru dans le journal « Libération » le lendemain ou le surlendemain de son enlèvement. Quelques jours plus tard, un journaliste de RTL, David Philippot, annoncera sa mort à la radio, sans jamais citer ses sources.  

Dans un premier temps vous dites que vous n’y croyez pas, pourquoi ?

Je n’y crois pas, en effet, et cette « information » m’agace même car je sais qu’il a pris l’habitude de quitter Abidjan pour aller « se mettre au vert », selon sa propre expression, au Ghana voisin, chaque fois que la situation devenait dangereuse pour lui. Lorsqu’il a été enlevé, le 16 avril 2004 vers 13 h 30, il s’apprêtait à rejoindre le Ghana.

3 semaines après avoir appris la disparition de GAK, vous décidez d’aller sur place pour comprendre ce qu’il s’est passé. Comment s’est déroulé ce voyage ? Qu’apprenez vous sur la disparition de votre frère ?

Oui, je me rends à Abidjan, avec l’épouse de mon frère et Reporters sans frontières, car aucune information précise ne nous est parvenue depuis son enlèvement. Malgré les réticences du Quai d’Orsay, qui tente de nous dissuader d’aller sur place, nous insistons et obtenons de la Cellule Afrique de l’Elysée la possibilité de rencontrer le Premier ministre et les ministres ivoiriens concernés par sa disparition, les ambassadeurs de France et du Canada (mon frère avait la double nationalité) et le président Laurent Gbagbo lui-même. En arrivant sur place, nous déposons plainte pour enlèvement et séquestration et apprenons, le jour même, que la voiture de GAK vient d’être retrouvée sur le parking de l’aéroport d’Abidjan où elle stationnait depuis le jour de son enlèvement (l’enquête montrera qu’elle n’y a pas été déposée par mon frère). Le discours que nous servent les ministres ivoiriens est bien formaté : nous enquêtons, mais n’avons aucune piste précise. L’ambassadeur de France nous tient un discours analogue. Le président Gbagbo nous dit deux choses intéressantes : « Guy-André est mon ami, il est vivant et nous allons tout faire pour le retrouver », d’une part, et il nous invite à nous intéresser à deux de ses proches, son propre beau-frère (Michel Legré), et l’un de ses conseillers techniques français, qui faisait également partie de l’entourage de GAK, d’autre part. L’instruction judiciaire montrera par la suite qu’au moins l’un de ces deux individus (Michel Legré) était impliqué dans la disparition de GAK.

Vous vous rendez vite compte que vous ne serez pas aidé par l’ambassade de France à Abidjan. Qui dit ne pas disposer d’information.

Oui, alors qu’il y a plus de 5000 militaires français de la Force Licorne présents sur le territoire ivoirien, avec sans doute de puissants moyens d’information, et alors que jour après jour, avec ma connexion internet et mon téléphone portable, je parviens à faire remonter de nombreuses informations et témoignages sur la disparition de GAK. Le représentant « Afrique » de Reporters sans frontières me dira souvent que « En Afrique, l’information circule dans tous les sens. Il n’y a aucun problème pour obtenir des informations. Le vrai problème est de trier entre vraies et fausses informations ». Je ne crois pas du tout que l’ambassade de France n’ait pas eu d’informations sur la disparition de GAK. Je crois plutôt qu’elle n’a pas voulu mettre en difficulté le président Gbagbo sur qui la France comptait alors pour sortir de la crise ivoirienne.

Vous avez la confirmation qu’il s’agit d’un enlèvement. Dans quelles conditions l’enlèvement de GAK s’est il produit ?

GAK avait RV sur le parking d’un supermarché du centre-ville d’Abidjan. Le correspondant d’Antenne 2 le croise sur place, alors qu’il s’impatiente. Son RV est en retard. Entre 13 h 15 et 13 h 30, un commando composé de plusieurs véhicules 4x4 et d’hommes armés se présente sur place et l’emmène. Plus personne ne le reverra vivant et libre de ses mouvements par la suite.

Michel Legré, beau-frère de Simone Gbagbo est la dernière personne à avoir vu votre frère sur le parking.

Oui, c’est ce que l’enquête judiciaire a établi. On retrouvera d’ailleurs l’ordinateur de GAK caché chez une amie de Michel Legré, qui est le mari de l’une des sœurs de Simone Gbagbo, l’épouse du président ivoirien.

Evidemment vous essayez de comprendre pourquoi Guy André s’est fait enlever. Aussi, vous vous penchez sur son travail. Guy André s’intéressait de prêt à la filière cacao, première ressource de la Cote d’ivoire. Il connaissait parfaitement les réseaux qui pilotaient la filière cacao avec ses ramifications, il maitrisait les dispositifs financiers complexes destinés aux détournements de fonds et à la malversation. Il était devenu l’expert reconnu de la filière Cacao en Côte d’ivoire. Vous avez identifiez trois affaires mises en lumière par Guy André et qui selon vous sont déterminantes dans la volonté de certains de le faire taire. Quelles sont ces trois affaires ?

Oui, ce sont 3 dossiers sensibles sur lesquels il travaillait et avait publié plusieurs articles sous divers pseudonymes, qui mettaient en cause les malversations de hauts dignitaires du régime ivoirien. L’affaire des salaires de Guinée Bissau (affaire dans laquelle il apparaît que la Côte d’Ivoire, pourtant exsangue économiquement, a payé les salaires des fonctionnaires de Guinée-Bissau) est la dernière sur laquelle il a travaillé et l’une des plus sensibles. Il semblerait que par ce paiement, la Côte d’Ivoire ait « acheté » le vote favorable de la Guinée-Bissau qui devait intervenir quelques temps plus tard devant la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CDEAO) qui devait se pencher sur la situation économique et financière de la Côte d’Ivoire. Il a été pris de court par la publication de son article sur ce sujet, la veille de son enlèvement, avant qu’il ait eu le temps de regagner le Ghana.

Une autre affaire a été mise au grand jour par Guy André. Une affaire digne d’un film d’espionnage, ou la réalité dépasse la fiction. C’est l’affaire dite armes vs cacao?

Oui, pour certains c’est cette affaire, qu’il a fait capoter en la révélant au grand jour, qui aurait causé sa perte. Le montage imaginé par la présidence ivoirienne devait permettre de contourner l’embargo sur l’achat d’armes en organisant un échange « armes contre cacao », qui serait passé inaperçu dans les finances publiques ivoiriennes, lesquelles étaient sous contrôle du FMI et de la Banque mondiale. En la révélant au grand jour, GAK l’a fait capoter, mais il s’est aussi attiré les foudres de la présidence ivoirienne, des marchands d’armes concernés, des responsables ivoiriens de la filière cacao et des nombreux intermédiaires qui devaient être rémunérés dans cette affaire. Il s’est fait beaucoup d’ennemis avec ces révélations.

On a le sentiment d’un pouvoir acculé, dans l’obligation de recourir à la violence devant la détermination de GAK. On apprend d’ailleurs, par l’un de ses anciens collègues, qu’il souhaitait publier le compte offshore de l’ensemble des membres du gouvernement.

Je n’ai pas eu d’informations précises sur le travail que menait GAK sur les mouvements de fonds occultes entre la Côte d’Ivoire et la France. Je sais seulement qu’il travaillait sur le financement de partis politiques français par la présidence ivoirienne. Je n’ai pas eu connaissance d’un travail sur les comptes offshore de membres du Gouvernement français. Les dossiers sur lesquels il travaillait au moment de son enlèvement, ses archives personnelles, tout a disparu lors de son enlèvement. Je n’ai retrouvé que les articles qu’il a publiés pendant les années où il vivait à Abidjan.

Pouvez-vous nous en dire plus sur la nature des rapports entre GAK et L.GBAGBO ? A la lecture de votre livre ont à le sentiment que leurs rapports ont évolués jusqu’à devenirs ambigus ? Dans un premier temps, on apprend que L.GBAGBO protégeait GAK. Lorsque vous le rencontrez après la disparition de votre frère, il vous affirme même qu’il est son ami et qu’il va être retrouvé. Par la suite il indiquera au juge Ramaël, chargé du dossier, ne le connaître que de loin. Selon vous Gbagbo a t-il fait preuve de duplicité ?

GAK et Laurent Gbagbo se sont connus à l’époque où ce dernier était en exil à Paris, sous le mandat du président ivoirien Houphouët-Boigny. Ils se tutoyaient, paraît-il, ce qui est le signe d’une certaine proximité. Ils se sont retrouvés ensuite à Abidjan, après que Gbagbo a été élu à la présidence ivoirienne et que GAK a été engagé dans l’audit de la filière cacao. Après que cet audit ait tourné court, GAK est resté à Abidjan, a repris sa casquette de journaliste, et a continué à travailler sur les dossiers ivoiriens et sans doute à croiser Laurent Gbagbo de temps à autre. Il semblerait que ce dernier ait empêché son expulsion à diverses reprises entre 2002 et 2004, pourtant fortement souhaitée, notamment par le ministre de l’économie de l’époque, Bohoun Bouabré. Lorsque je rencontre Gbagbo en mai 2004 à Abidjan, il me parle en effet de son « ami Guy-André ». Par la suite, au fur et à mesure que l’instruction judiciaire du juge français, Patrick Ramaël, avancera et se rapprochera de plus en plus du bureau présidentiel, les liens entre Gbagbo et GAK vont se distendre, Laurent Gbagbo finissant par dire, lors d’une interview : « GAK, je le connaissais à peine. Je ne sais pas ce qu’il faisait à Abidjan, en tout cas il ne me gênait pas ». Duplicité, oui, sans aucun doute.

Les personnes dont les intérêts ont été touchés par les investigations de GAK sont clairement identifiées. Ils appartiennent « au clan Gbagbo ».

Pouvez vous nous présenter la galaxie Gbagbo ?

La galaxie Gbagbo, c’est tout d’abord son épouse Simone, son âme damnée diront certains, qui est aussi un personnage politique influent sur la scène ivoirienne. C’est aussi Bohoun Bouabré, le ministre de l’économie, et son directeur de cabinet Zohoré Aubert, Victor Nembellessini le DG de la Banque publique ivoirienne, Kadet Bertin qui est à la fois son ministre de la défense, son conseiller spécial et son neveu, le pasteur Moyse Koré son gourou, Tapé Doh le responsable de la filière cacao, Patrice Bailly le responsable de l’un des commandos de la mort qui officie alors en Côte d’Ivoire, Michel L.egré son beau-frère…

La tension est montée crescendo à mesure de l’intensité des charges portées par Guy André à l’encontre du pouvoir Ivoirien. Vous dites qu’ils vous avez fait part du climat d’insécurité qui l’entourait avant son enlèvement. Y’avait il des signes avant coureur de violence à son encontre ? Des menaces ?

 Je savais qu’il était menacé, mais pas au point d’être enlevé et probablement assassiné. Il disait que c’était « chaud » pour lui à Abidjan, d’où ses mises au vert régulières au Ghana. Ce n’est qu’après son enlèvement que j’ai découvert peu à peu les menaces auxquelles il a été confronté, parfois publiquement devant des dizaines de témoins. Je pense qu’il devait se considérer comme protégé par Gbagbo, du fait de leur proximité de l’époque, et qu’il bénéficiait d’une sorte de protection diplomatique de la part de l’ambassadeur du Canada à Abidjan, Emile Gauvreau, qu’il connaissait bien. GAK a été enlevé peu après le départ de M. Gauvreau de la Côte d’Ivoire.

Ayant reçu des menaces, comment expliquez vous l’audace de Guy André ? Peut-on parler de sacrifice ?

Sacrifice, je ne pense pas. Mais c’est vrai que son audace, qui frisait l’inconscience dans la Côte d’Ivoire de l’époque qui était au bord de la guerre civile et en pleine ébullition, m’interpelle. Je ne comprends pas pourquoi il n’a pas quitté le pays avant qu’il soit trop tard, pourquoi il n’a pas poursuivi son travail d’investigation depuis Paris ou depuis le Ghana voisin. Je ne vois que deux explications à cela : la passion de son travail qui l’a conduit à devenir imprudent et l’absence de passerelle de retour dans la mesure où il avait démissionné du journal La Tribune. Mais c’est vrai que je me suis interrogé sur le sens de sa démarche qui était quasiment suicidaire.

Alors avant de recourir à la violence a-t-on essayé d’acheter le silence de votre frère ?

Oui, il semble que cela ait été le cas et fort cher, paraît-il. Mais GAK était d’une grande intégrité et totalement incorruptible. Il n’a jamais été un homme d’argent, était connu dans la famille pour son incapacité à économiser 3 sous et vivait très chichement à Abidjan, d’après ses amis. Il était toujours sur la brèche, sollicitant avances sur salaires pour payer son loyer et aide de ses amis pour faire le plein d’essence. Tous ses proches et ses amis le connaissaient comme cela, à Abidjan comme à Paris.

Quelle est la situation politique de la Côte d’ivoire à la veille de la disparition de Guy André ?

La Côte d’Ivoire est alors coupée en deux, entre les opposants à Gbagbo qui tiennent la moitié nord du pays et ses soutiens qui tiennent Abidjan et la moitié sud. Entre les deux, une zone tampon qui est sous contrôle des forces de l’ONU et de la Force Licorne française. Le régime de Laurent Gbagbo est menacé, mais la France va le soutenir à bouts de bras jusqu’au moment où il deviendra indéfendable. Pendant tout le temps où la diplomatie française soutient Gbagbo, l’affaire GAK est un caillou qui gêne à la fois la présidence ivoirienne et ses soutiens français. C’est l’une des raisons majeures à mon sens de l’absence de soutien politique pendant toutes les années qui ont suivi la disparition de GAK.

Dans quelle mesure ce crime d’Etat est révélateur de la France-Afrique ?

Pour les raisons que je viens d’énoncer : la France, de 2004 à la chute de Laurent Gbagbo en 2011, a encore des relations ambigües avec la Côte d’Ivoire, qui reste sa vitrine en Afrique de l’Ouest, qui demeure dans son pré-carré. Mais ces relations tourmentées se déclinent sous le signe du « Je t’aime moi non plus ». Proximité et adversité se mélangent dans ce cocktail complexe fait de relations historiques, de soutien économique et politique, de mouvements de fonds occultes, d’affairisme, d’exploitation des richesses naturelles du pays, de relents de colonialisme… Je pense que la diplomatie française a fait tout ce qu’elle a pu pour soutenir Laurent Gbagbo et écarter de lui les affaires qui pouvaient le gêner, jusqu’au moment où il a franchi la ligne rouge et a voulu rester au pouvoir malgré sa défaite aux présidentielles de décembre 2010. Laurent Gbagbo, le jusqu’au-boutiste, ne pouvait alors plus être soutenu par la France devant la communauté internationale. C’est ainsi qu’il se retrouve maintenant devant la cour pénale internationale de La Haye.

La chute de Laurent Gbagbo et l’arrivée au pouvoir de son successeur, Alassane Ouattara, aurait dû permettre l’aboutissement de l’affaire GAK. Malheureusement, cela n’a pas été le cas. Aujourd’hui, l’affaire est judiciairement au point mort, à Paris comme à Abidjan, et la vérité sur l’affaire GAK est restée « au fond du puits », comme l’on dit en Afrique.

Êtes-vous en mesure aujourd’hui de dégager des hypothèses sur les cerveaux de son enlèvement ?

 

Concernant les exécutants, pouvez vous nous parler de ces escadrons de la mort qui effectuait les basses besognes pour le régime.

Cf : feuille.

Les scenarii :

Vous enquêtant vous avez eu beaucoup de pistes concernant l’enlèvement de GAK et ce que lui serait arrivé lors de sa séquestration puis de sa probable mort.

Est-ce que certains scenarii vous semblent plus crédibles que d’autres ? Certaines pistes se dégagent t’elles des autres ?

 

Aujourd’hui

Après tant de recherches, de temps passé, d’énergie dépensée à découvrir la vérité. Que souhaitez-vous aujourd’hui Bernard Kieffer?

Author: André Y.

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